Biodiversité

Les chercheurs volent au secours des abeilles

Un monde sans abeilles ? N’y pensons pas ! Bien sûr, les produits de la ruche, miel, pollen, cire, nous manqueraient. Mais surtout, ces super-pollinisateurs sont indispensables à l’agriculture. Si on parle de tonnage, 35% de ce que nous mangeons dépend directement de leur travail silencieux. Si on parle de diversité, c’est 84% des espèces cultivées en Europe et plus de 80% des espèces sauvages qui ont besoin de leurs pattes et de leur toison pour s’échanger du pollen et se reproduire. Alors, seriez-vous prêt à vous passer de la plupart des fruits et légumes ?

Pourtant, on le sait, les abeilles connaissent des moments difficiles. Pesticides, pathogènes, prédateurs invasifs rendent leur survie difficile. Facteurs auxquels il faut ajouter l’agriculture intensive qui uniformise les paysages et prive les abeilles d’une

alimentation constante, accessible et variée. La mortalité hivernale des ruches a de

quoi inquiéter : entre 20 et 30% en France, autour de 40% pour la Belgique et la Suède.

Pour en savoir plus sur les efforts intenses menés par les chercheurs pour mieux comprendre les causes du déclin des abeilles, et notamment pour trouver les synergies entre facteurs environnementaux, produits phytosanitaires et maladies, télécharger le Dossier INRA (12/03/2019)

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Abeilles - Dossier INRA
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Du glyphosate dans nos urines

 

Le glyphosate est l'herbicide le plus répandu dans le monde et contenu notamment dans le Roundup de Monsanto (entreprise rachetée par Bayer en 2018). Utilisé depuis 1974, son autorisation a été renouvelée fin 2017 dans l'UE après des mois de discussions et sur fond de controverse scientifique sur son caractère potentiellement cancérogène.

L’ONG Générations futures a publié une enquête titrée (pour la presse) "100% des urines testées contiennent du glyphosate herbicide cancérogène le plus vendu au monde". Le réel objectif de l'ONG ? Faire en sorte que "les autorités européennes prennent conscience de l'urgence à agir et interdisent enfin le glyphosate".

Bruxelles a cependant prolongé temporairement l'autorisation du glyphosate, en s’appuyant sur les résultats d’une étude réalisée dans le cadre du programme EUCP. D’après cette étude, les risques pour la santé des consommateurs ont été jugés faibles.

En France, pour les communes et les particuliers, la loi interdit depuis le 1er janvier 2019 l’utilisation et la détention de pesticides. (Voir notre article ci-dessous "Zéro phyto")

Malgré les risques avérés, l'Assemblée nationale refuse (encore) d'inscrire l'interdiction totale du glyphosate dans la loi.

À quatre voix près, tard dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 septembre 2018, les députés ont voté contre l'amendement proposé par l'élu LREM François-Michel Lambert, proposant d'inscrire dans la loi l'interdiction du glyphosate d'ici 2021, à l'occasion de l'examen du projet de loi alimentation et agriculture.

 

Dans le cadre du Grand Débat National, exigeons avec JEP que l’Assemblée revienne sur son refus d’inscrire cette interdiction dans la loi (20/02/2019)

 Pour en savoir plus sur le glyphosate

 

Opération "zéro phyto dans nos jardins"

Initiée par les Amis de la Vallée de la Bièvre (AVB ), cette opération va se concrétiser, avec l'aide des communes de la Vallée et de Versailles Grand Parc, par la mise à disposition de conteneurs pour y  déposer les produits que vous détenez. Pour Jouy, un de ces conteneurs est disponible à la déchetterie de Bièvres (27 route de Jouy

 

"Au 1er janvier 2019, la vente, la détention et l'utilisation des pesticides (plus largement les produits phytosanitaires de synthèse) sera interdite aux particuliers (Loi Labbé). C'est déjà le cas pour les espaces publics depuis 2 ans. La mesure devrait être aussi appliquée aux agriculteurs en 2020. La toxicité de ces produits est avérée : classés cancérigènes et suspectés d'être des perturbateurs endocriniens. L'actualité nous apprend jour après jour les effets de ces poisons sur l'homme et l'environnement : responsable de la disparition des abeilles, de la flore, toxiques pour la faune aquatique, modifiant la chimie des sols et réduisant l'absorption des éléments nutritifs des sols. Face à la pression énorme des lobbies des géants de l'industrie chimique, notre conscience des enjeux doit nous amener à nous tourner vers d'autres conduites* et à renoncer définitivement à empoisonner la Terre et les humains. Apportez aux points de collecte de votre commune les produits de traitement de synthèse que vous avez chez vous et qui ne pourront plus être utilisés à compter du 1er janvier 2019. Ils seront pris en charge et traités dans une filière adaptée.
*Il est très difficile de donner un moyen simple d'identifier ces "poisons". Tous ceux qui portent le pictogramme du poisson et de l'arbre morts ou la mention "dangereux pour l'environnement", ça c'est sûr ! Et ceux qui n'ont pas le marquage "bio", par précaution."
(Communique AVB - 26/11/2018) - Pour en savoir plus AVB - Castor N°84
(6/12/2018)

Evolution des oiseaux dans les forêts de l'Ile de de France

Grive draine  (Chasseurs d'Images)
Grive draine (Chasseurs d'Images)

Selon la Surveillance Temporelle des Oiseaux Communs (STOC) l'Ile de France a perdu 30% de ses oiseaux en moins de quinze ans. La forêt quant à elle conserve ses espèces spécialisées, malgré un léger déclin. Parmi les espèces en développement la grive musicienne, dans celles en repli le pouillot fitis.

Dans le communiqué l'ONF détaille les différentes évolutions par espèces et précise les actions mises en œuvre pour endiguer ce déclin.

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CP ONF - Surveillance oiseaux forestiers
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Biodiversité dans la vallée de la Bièvre et sur le plateau de Saclay

Publiée par les Amis de la Vallée de la Bièvre (AVB), cette très belle brochure, met en évidence les enjeux de la biodiversité dans la vallée à travers le suivi de l'évolution de trois espèces (les espèces de souche, les emblématiques et les invasives) dans cinq entités paysagères de la vallée : les bois et les forêts, les milieux aquatiques, les prairies et cultures, les parcs et jardins et enfin les zones urbanisées. Ce guide comprend en annexe une liste des espèces végétales et animales protégées, ainsi qu'une récapitulation de ce que nous pouvons faire concrètement, chacun d'entre nous, dans nos jardins et dans nos choix de vie pour contribuer au maintien de la biodiversité.

Une brochure à recommander à tous les habitants de la vallée !

L’Etablissement public d’aménagement Paris-Saclay a publié l’Abécédaire de la biodiversité de Paris-Saclay, dans le cadre de sa collection Praxis. Il reprend ses engagements et ses actions pour la sauvegarde de la biodiversité. Sous la plume du dessinateur Luc Guinget, ce recueil présente également une sélection d’espèces animales et végétales, des plus familières aux plus rares, qui composent les milieux naturels du Plateau de Saclay. 

ONF : en forêt, gardez vos chiens sous contrôle !

La divagation des chiens est interdite en forêt

Afin de préserver la tranquillité des animaux de la forêt, les chiens doivent toujours rester sous le contrôle direct de leurs maîtres et à proximité. Au printemps, les chiens repèrent facilement les mammifères nouveaux nés, cachés en forêt ainsi que les oisillons. Ils peuvent les poursuivre ou les déranger.

Un chien est en état de divagation (article L 211-23 du Code Rural) s'il n'est plus sous la surveillance effective de son maître ou éloigné de plus de 100 mètres, ou abandonné.

Par ailleurs, pendant la saison de mise à bas des mammifères et de nidification des oiseaux,du 15 avril au 30 juin de chaque année,il est interdit de promener les chiens non tenus en laisse en dehors des allées forestières (arrêté ministériel du 31 juillet 1989).